Athi-Patra Ruga
A Land without a People... for a People without a Land
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A Land without a People... for a People without a Land

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Vue d'exposition

A Land without a People... for a People without a Land

A Land without a People... for a People without a Land

© Rebecca Fanuele

A Land without a People... for a People without a Land

A Land without a People... for a People without a Land

© Rebecca Fanuele

A Land without a People... for a People without a Land

A Land without a People... for a People without a Land

© Rebecca Fanuele

A Land without a People... for a People without a Land

A Land without a People... for a People without a Land

© Rebecca Fanuele

A Land without a People... for a People without a Land

A Land without a People... for a People without a Land

© Rebecca Fanuele

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Athi-Patra Ruga
The Founding Myth [ ... is at sea. ], 2015
Laine et fils sur trame de tissu
120 x 196 cm
Pièce unique

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Athi-Patra Ruga
Portrait, 2015
Pièce unique
© Gary van Wyk / 21 Icons

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Athi-Patra Ruga
The Votive procession [ To Exile ], 2015
Fils de laine sur trame de tissu
195 x 194 cm
Pièce unique

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Azania est un pays sans frontière, sans géographie. Un pays sans peuple, pour un peuple sans pays. Azania est un espace utopique nourri de fantasme, de résistance, d’affirmation et de bagatelle. Un royaume où celles et ceux qui ne trouvent pas leur place peuvent y trouver un refuge ou bien une scène pour s’exprimer. Une région aux couleurs tropicales, qui est peuplée de personnages dont les identités sont en état de transformation. Au moyen d’une écriture protéiforme, Athi Patra-Ruga architecture un univers où les traditions sud-africaines rencontrent l’esthétique queer, où les mythologies ancestrales s’allient aux artefacts de la fête, aux accessoires bon marché et à une insouciance irrésistible. Azania est peuplé de personnages baroques et sexy, le plus souvent incarnés par l’artiste lui-même, qui affirment une identité, un corps, un positionnement dans le monde et dans l’histoire. Un territoire qui réunit tous ceux qui ne souhaitent pas appartenir à une communauté spécifique, mais plutôt au genre humain dans son ensemble. Une zone utopique où tout ce qui est traditionnellement séparé vient à s’hybrider et à cohabiter : savant-populaire, art-artisanat, corps-esprit, homme-femme, profane-sacré. Les signes constitutifs d’un royaume (blasons, chevaliers, reines et rois) sont associés au folklore, à la religion ou encore à la mode. Pour cela, différents médiums sont mis en œuvre : la performance, la vidéo, le son, la sculpture et la tapisserie. Chacune des œuvres se réfère à des textes anciens (issus des cultures occidentales et orientales), ainsi qu’à différentes périodes de l’histoire humaine (ante et postcoloniale). Les habitants d’Azania sont des exilés, des figures marginales, qui au fur à mesure de leur épanouissement, s’approprient un nouvel espace d’expression et constituent un véritable panthéon multiculturel. Azania est une terre promise, une réaction poétique et politique aux manifestations de la survivance de l’Apartheid. L’artiste, né en 1984, a grandi dans une société où les races étaient séparées d’une manière radicale et violente. Un système binaire qu’il combat par l’invention d’un pays imaginaire où toutes les unions sont permises. Parce que ses personnages incarnent des identités mouvantes, l’artiste met à mal une assignation à l’appartenance culturelle, raciale ou sexuelle. A l’image d’une figure vêtue de collants roses, de chaussures à talons hauts et de ballons de baudruches remplis de peinture, de paillettes ou de confettis. Les œuvres troublent les repères et les codes afin de dénormer les corps et d’ouvrir le champ des possibles. Athi Patra-Ruga performe, sculpte et tisse un pays où les notions de frontière, de limite et de séparation se sont évanouies au profit de celles de la liberté, de la fierté et de la frivolité. En mixant les traumatismes de l’histoire humaine dans son ensemble, l’artiste écrit l’histoire d’un pays hors du temps où le personnel croise en permanence le collectif.