Lars
Fredrikson / Estate
Télévision, 1969
Télévision, 1969

Lars Fredrikson / Estate
Télévision, 1969
Photographie
20,2 x 25,5 cm
Pièce unique
Galerie in situ - Fabienne Leclerc, Paris et Gael Fredrikson

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Télévisions

Dans les années 1960, alors qu'ont lieu les premières expositions d'oeuvres sur télévisions en Allemagne et aux Etats-Unis, Lars Fredrikson débute ses travaux sur ce médium en concevant ses propres synthétiseurs de fréquences qui lui permettent de générer des formes sur des écrans cathodiques.

Dessins fragmentés et polysensoriels provenant d'impulsions sonores, ces éclats lumineux créent des effets de persistance rétinienne. Lars Fredrikson construit un dispositif visant à entrer en résonance avec les rythmes corporels - battements du coeur, circulation sanguine, fréquences des ondes cérébrales - et générant sur le long terme des effets psychophysiques que l'on retrouve dans ses oeuvres sonores. 

Ces hallucinations sont provoquées grâce à l'apparition, chez le spectateur, d'un état hypnagogique - entre l'éveil et le sommeil -, et manifestent l'importance pour l'artiste de la production d'états de conscience modifiés.

 

En 1969, Fredrikson dépose le brevet d'invention d'un "procédé et dispositif pour produire sur écran des tracés en variation continuelle ou dans un haut-parleur des rythmes musicaux de percussion". La même année, il montre ses téléviseurs à la Maison des Quatre-Vents à Paris dans une exposition personnelle, et participe à " Electromagica 69", au Sony Building de Tokyo. Il figure dans la première exposition majeure d'art vidéo en France, "Art vidéo Confrontation 74", à l'ARC, organisée par Suzanne Pagé au sein du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, en 1974.

 

Extrait du texte "Télévisions", Catalogue de l'exposition rétrospective Lars Fredrikson au MAMAC de Nice, novembre 2019 (éd MOUSSE PUBLISHING 2019, page 153)